Le Synthédiseur, Synthé d\'Ici et d\'Ailleurs

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Life Under a Streetlight

Life Under a Streetlight

Composition, Synthetizeurs, Mixing, Text and Graphic-Art by Pierre Rosique

Spoken Words by Joan Berly

Flute by Jack Scannell

Life Under a Street Light.jpg

 

Text by Pierre Rosique

English

When adrift souls confide their fate at random, you join your streetlight.

You make your cinema. Wide gap for small screen, great Lady, miserable fate.

Chinese Shadows  dancing on the macadam, Kaleidoscope in black and grey.

You wave languishing, brilliant, delicious, desperately absentee, resolutely Absinthe.

The shade suits you so well, the forgetting also.

Forgotten the furtive silhouettes which go and come around you,

forgotten this strange night-ballet, dissipated in the first day lights.

You Wanted to be in the light, you wanted to fascinate projectors, dressed in white under the moon, you wanted to touch the stars.

You are there fragile, castaway under this commonplace streetlight, offering to  the lost souls.

When the breaths become life, it is already too late for you. The bells of the belfry ring in the morning cold. You leave your matt of misfortune.

The shade suits you so well, you made your fate.

 

Français

 

A l’heure où les âmes  à la dérive confient leur destin au hasard, tu rejoins ton réverbère.

Tu fais ton cinéma. Grand écart pour petit écran, Grande dame, misérable destin.

Ombres chinoises dansant sur le macadam, Kaléidoscope en noir et gris.

Tu ondules langoureuse, chatoyante, savoureuse, désespérément  absente, résolument Absinthe.

L’ombre te va si bien, l’oubli aussi.

Oubliées les silhouettes furtives qui vont et viennent autour de toi, oublié cet étrange ballet nocturne, dissipé aux premières lueurs du jour.

Tu voulais être dans la lumière, tu voulais fasciner les projecteurs, vêtue de blanc  sous la lune, tu voulais toucher les étoiles.

Tu es là fragile, échouée sous ce banal réverbère, offrande aux âmes perdues.

A l’heure où les souffles deviennent vie, pour toi il est déjà trop tard. Les cloches du beffroi sonnent dans le froid du matin. Tu quittes ton mat d’infortune.

L’ombre te va si bien, tu en as fait ton destin. 

 



16/09/2016
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